Le musée de la guimbarde

S’il est un musée unique au monde, c’est bien celui dont je vais vous parler : le musée de la guimbarde, ou bien le musée du khomous pour employer l’équivalent yakoute.

[Pour rappel : Qu’est-ce qu’une guimbarde ? Je vous en parlais ici.]

 

Fondé en 1990, le musée rassemble une collection de 5 465 pièces, dont 281 guimbardes de 36 pays différents.

Par cette chaude après-midi de juillet, je monte les escaliers en me demandant si je ne suis pas en train d’employer un escalier de service. Mais non, il s’agit bien de se rendre au troisième étage (deuxième pour nous Européens, on ne compte pas le rez-de-chaussée en Russie !)

Les motifs de la cage d'escalier ne sont pas sans rappeler des guimbardes !

Les motifs de la cage d’escalier ne sont pas sans rappeler des guimbardes !

Je pousse la porte du musée, et là, silence, lumière éteinte. Un jeune homme se dirige vers moi et me demande ce que je veux d’un air étonné (?!) : « Puis-je visiter le musée ? » Et lui de répondre : « Ah, euh, oui oui, sûrement, je vais appeler la responsable ! » Cette dernière arrive, le même air étonné : « Vous voulez réellement visiter le musée ? Aujourd’hui, il n’y a pas de visite guidée, ce n’est pas grave ? »  Je réponds que j’ai bien l’intention de le visiter bien entendu ! La responsable ordonne au jeune homme d’allumer la lumière et je commence ma visite.

[Je ne comprends toujours pas comme se fait-ce que le personnel ne s’attendait pas à croiser de visiteurs dans le musée !]

D’avance, je m’excuse pour la piètre qualité des clichés ; toutes les guimbardes sont protégées par des vitres !

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Début de la visite.

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Guimbardes décorées par un bas-relief (l’Ordre de Lénine au milieu).

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Certaines guimbardes sont réellement impressionnantes.

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Outre des khomous, le musée renferme également quelques instruments de musique traditionnels de différents pays.

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Guimbarde datant du XIXe siècle.

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Vous avez aimé ? Visitez le musée virtuel !

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Une vie entre respect des traditions et ultra-modernité

Scène de vie.

Scène de vie à Kepteni.

« Kepteni, c’est un peu une réserve de Yakoutes, comme les Indiens d’Amérique ! »

Une citation de Véra Mikhaïlovna, professeur d’anglais et responsable du Camp « Koustouk » (arc-en-ciel en yakoute), l’endroit où je suis restée durant une semaine.

Et elle avait raison : je suis la seule blonde du village. Quelques heures après mon arrivée, j’entre dans une petite échoppe où la vendeuse me dit : Ah, vous êtes la nouvelle professeur ! Bienvenue ! Un très bon accueil d’emblée ! Les personnes rencontrées dans la rue savent déjà qui je suis et ce que je fais ici. Certains, plus âgés, me regardent d’un air amusé, voire intrigué. Certains m’ont même dit qu’ils s’attendaient à voir quelqu’un de plus âgé. On me le demandera d’ailleurs plus tard : Vous êtes jeune, pourquoi venir ici, en Yakoutie ?!

Le plus drôle se passe dans la rue : toutes les voitures ralentissent à ma hauteur, les conducteurs et passagers me dévisagent, je lance un « Zdravstvouïtié » (bonjour) bien enjoué, tous me répondent, et certains tentent même un… « BONNEJOURRRR ! » Imaginez, vous êtes à 10 000 kilomètres de chez vous, en pleine Sibérie, et quelqu’un vous crie « Bonjour ! » de l’autre côté de la rue ! Avouez que la scène est assez mémorable !

Et des instants de vie comme ceux-ci ponctuent mon voyage à Kepteni. Des rencontres avec des aînés, des plus jeunes, des enfants… Les jeunes rêvent d’Europe ou de Corée du Sud, les plus âgés transmettent leur passion pour la campagne et leur respect pour les choses simples.

Ainsi, j’ai l’occasion de discuter quelques instants avec une dame âgée d’environ 70 ans. Nous regardons la télé en sakha et elle me fait une interprétation simultanée d’une manière remarquable, tout en commentant le propos par un témoignage de son vécu. « Nous, les Sakhas, aimons beaucoup regarder la télé dans notre langue. Il y a peu de temps que j’ai la télé, ça me rapproche de ma culture, ça me permet de ne pas oublier. » Ensuite viennent les habituelles questions « Pourquoi venir ici ? » et « Ca vous plaît, sincèrement ? » Et toujours les mêmes réponses, « une passion » et un « oui », et ce, malgré les conditions de vie dont certains ont honte devant les étrangers. Pourquoi avoir honte ? Pourquoi vouloir un mode de vie à l’européenne en pleine Sibérie ? Cela n’a aucun sens. N’ayez pas honte et continuez à être fiers, et surtout, n’oubliez pas vos racines.

Evidemment, les conditions peuvent sembler spartiates : pas d’eau courante, pas de toilettes au sens que nous l’entendons, mais qu’importe : les Yakoutes ont leur confort bien à eux et je peux vous assurer que l’on s’y sent bien !

Un soir, alors que je suis à l’internat avec les enfants. Une fillette de 10 ans, Macha, lave quelques vêtements à la main, dans une bassine. Vous connaissez beaucoup d’enfants de cet âge-là qui feraient leur lessive eux-mêmes, à la main qui plus est ? Ces enfants sont nés dans la débrouillardise. La simplicité avec laquelle ils vivent me fascine réellement. Un ami m’a dit : « Les pauvres, ils n’ont pas de console de jeux ! » Je pense qu’ils en ont, j’en suis même assez sûre, mais ils se divertissent principalement d’autres manières. D’après ce qu’ils m’ont dit, ils aiment se baigner dans un lac, jouer aux échecs, jouer aux cartes, faire des promenades à vélo, chanter et danser, jouer de la guimbarde, de la guitare ou encore de l’accordéon.

Une tendance curieuse m’a convaincue d’intituler cet article « Une vie entre traditions et ultra-modernité », il s’agit de l’utilisation du smartphone et autres nouvelles technologies. Le téléphone n’a fait son apparition que récemment dans le paysage de Kepteni, il y a environ deux ans. Aujourd’hui, la majorité des habitants que j’ai côtoyés – enfants compris – en possèdent un et l’utilisent à outrance ! Les deux géants des nouvelles technologies se livrent une bataille sans merci, et ce, entre bouleaux et étendues d’eau. Après avoir vu cette publicité pour la compagnie MegaFon à Yakoutsk, je comprends mieux pourquoi :

"Internet partout quand vous en avez besoin, 9 roubles par jour"

« Internet à chaque instant, 9 roubles par jour »

Selon le cours actuel de 42 roubles pour  1€, cela fait 21 cents pour 24 heures de surf. Il y a bien sûr des conditions, mais cela reste bon marché. Selon Katia, la cheftaine du camp, c’est le seul moyen d’avoir Internet à la campagne. Elle paie 300 roubles (7€) par mois pour un accès illimité. Ces tarifs leur permettent d’être connectés H24, de mettre à jour instantanément  leur profil « Vkontakte » (un genre de Facebook russe), de chatter sur Whatsapp, etc. Il est donc curieux d’observer toutes ces personnes faisant glisser leur doigts sur l’écran tactile de leur smartphone dernier cri dans un décor aussi typique que celui-là.

Il en va de même dans le Collège Sakha-belge. Les salles de classe sont équipées de « Smart boards », des tableaux tactiles avec rétroprojecteur. Il est donc possible de projeter une présentation, de diffuser les slides par simple pression sur l’écran et de rajouter des détails lors de la leçon, en écrivant sur le tableau tactile avec un marqueur spécial. Voilà qui est hautement pédagogique et agréable, et pour les élèves, et pour le professeur ! Je n’avais encore jamais vu de tels tableaux interactifs avant mon arrivée ici, mais peut-être que depuis, nos écoles secondaires s’en sont également dotées.

Il s'agit d'une classe ici à Yakoutsk, parce que je n'ai pas pensé à prendre de photo à Kepteni, mais c'est le même tableau interactif.

Il s’agit d’une classe ici à Yakoutsk, parce que je n’ai pas pensé à prendre de photo à Kepteni, mais c’est le même tableau interactif.

Et en parlant de Yakoutsk, dans le hall de l’école où je suis, nous disposons de ceci :

Un point Apple, avec accès à Internet et tout, classe !

Un point Apple, avec accès à Internet et tout !

Je parlerai des traditions yakoutes dans un prochain billet ! Je suis relativement occupée depuis mon arrivée ici, mais je ne vous oublie pas, Bernadette et Michel ! Merci beaucoup pour votre commentaire sur mon article précédent. Ca me fait réellement chaud au coeur ! Je trouverai une heure ce week-end pour vous répondre comme il se doit !

Yakoutie insolite

Depuis le début de mon séjour, j’ai pu apercevoir certains détails qui font sourire. Ce n’est en rien de la moquerie, c’est juste drôle 🙂 Pour le moment, je n’ai eu l’audace (je n’ai pas envie que les gens pensent que je me gausse !) de ne prendre que deux photos, les voici :

  • Ne pas marcher sur les pelouses.
"Ne pas marcher sur la pelouse"

Encore faudrait-il qu’il y en ait !

  • La toilette du voyeur
La perspective est très mauvaise, mais il y a environ 3 ouvertures du genre dans la porte.

La perspective est très mauvaise, mais il y a environ 3 ouvertures du genre dans la porte.

Vous savez que vous êtes à Yakoutsk quand…

  • Les marches d’un escalier ne sont pas toutes de la même taille

J’ai dû trébucher au moins 3 fois en 24 heures ! C’était d’ailleurs très comique. J’arrive avec ma valise au pied de l’escalier, un petit garçon me demande très poliment de m’aider, je refuse très fièrement parce qu’il est petit après tout, et là, … La marche plus haute que les autres fait que la suivante paraît plus basse. Je me suis étalée dans l’escalier avec ma valise au nez de mes futurs élèves ! J’étais morte de rire intérieurement mais j’ai essayé de garder mon sérieux et surtout ma fierté ! Donc prenez garde, ouvrez l’oeil !

  • Les couverts en plastique et les serviettes en papier se vendent à l’unité

Sur un présentoir à cartes de voeux, j’ai aperçu dans un magasin une série de serviettes en papier vendue à la pièce, pour 2 ou 3 roubles (ce qui fait cher le paquet de 50 serviettes tout de même). Pour l’histoire des couverts, j’en ai été témoin à l’arrivée. J’achète un paquet de cuillères en plastique et la vendeuse commence à toutes les compter… Je lui demande pourquoi, elle me dit que c’est à l’unité ! Bon ben j’en ai besoin que de deux ou trois alors, je vais pas dépenser 200 roubles en couverts en plastique !

C’est d’ailleurs la même chose pour les yaourts. J’avais eu la blague à Moscou : une vingtaine de roubles pour 4 yaourts, ça me semblait bon marché, mais il fallait multiplier le prix par quatre ! Donc on peut sans problème n’en prendre qu’un seul si l’on en veut qu’un seul ! Ce qui évite le gaspillage tout de même !

  • On paie en descendant du bus

En Yakoutie, on monte dans le bus par l’arrière et on descend par l’avant, et on paie à la sortie. Voilà qui est fort intelligent : les gens ont tranquillement le temps de chercher leur monnaie (18 roubles, soit 0,42 € selon le cours du jour) pendant le trajet et donner l’argent au conducteur en descendant du bus ! C’est surtout pratique en hiver, pour ne pas refroidir tout le bus avec une file d’attente sur les marches. Il n’y a pas de carte de voyage, il faut payer en argent liquide. Seules les cartes d’abonnement existent.

  • La laitue se vend par feuille

Dans plusieurs magasins, j’ai eu l’occasion de voir des paquets de 4-5 feuilles de salade (qui se vendent au prix fort). Il est évident que peu de Yakoutes cultivent la laitue ! Il en va de même pour tous les légumes et fruits : ceux-ci sont peu abondants et surtout, pas toujours très frais. Ils viennent souvent de Chine et ne sont franchement pas goûteux (j’ai goûté une pomme une fois, INFECTE). D’ailleurs, à ce sujet, il y a quatre jours est paru un article dans la presse locale pour alerter la population de Yakoutsk : les fruits et légumes en provenance de Chine seraient dangereux. Selon un scientifique qui a analysé des concombres, tomates et pomme importées de Chine, ces aliments contiendraient des nitrates en abondance, bien au-delà des limites autorisées. (Article complet, en russe, ici)

Mieux vaut donc consommer local : d’excellentes baies (groseilles, fraises des bois…), concombres et tomates vendues dans la rue par une babouchka de sa propre production…

  • On vous témoigne de l’urbanité

Vous connaissez la Russie et vous trouvez cela normal de ne pas tenir la porte à la personne qui vous suit et de ne même pas adresser un regard au vendeur lorsque vous pénétrez dans une boutique ? Retournez à Moscou ! À Yakoutsk, les gens (Yakoutes et Russes) sont fort urbains : vous leur tenez la porte et ils vous remercient en souriant, les vendeurs vous accueillent chaleureusement et vous proposent leur aide si besoin. Les gens sont beaucoup moins froids que ceux que j’ai eu l’habitude de côtoyer à Moscou. Par exemple, je cherchais un lexique russe-yakoute, et la vendeuse a téléphoné a une de ses amies pour voir si elle l’avait et pour aller voir sur internet si il était toujours édité. Vous connaissez beaucoup de gens qui feraient ça chez nous ?!

  • Les bâtiments se dressent sur pilotis
Le bâtiment où je suis, à environ 50 cm du sol.

Le bâtiment où je suis, à environ 50 cm du sol.

Les hivers étant très rudes et les couches ne neige très épaisses, les constructions se dressent sur pilotis et un escalier permet de surélever la porte d’entrée (histoire de ne pas être bloqué par la neige).

  • Les tuyaux de gaz ne sont pas enfouis dans le sol

Et pour cause : la Yakoutie se trouve en zone de pergélisol (permafrost). Il est donc impossible de creuser pour cacher la tuyauterie dans le sol.

Paysage typique lorsque l’on s’éloigne du centre-ville (Cette photo provient du site de la BBC. Je me suis fait enguirlander par un habitant lorsque j’ai voulu prendre une photo semblable, parce qu’il pensait que j’étais une espionne sans doute !)

  • La campagne se confond à la ville

Lorsque vous vous baladez dans Yakoutsk, vous croisez des maisons en bois datant du XIXe siècle et des bâtiments ultra-modernes, des coins verts et paisibles se reflètent à une chaussée bondée et bruyante, le bitume rencontre la terre. On ne s’ennuie pas en se promenant dans Yakoutsk !

Yakoutsk se donne des airs de campagne

Yakoutsk se donne des airs de campagne

To be continued…

Arrivée à Yakoutsk

C’est un peu du « téléphoné » puisque je suis arrivée le 5 juillet, mais avec un peu de retard, voici le récit de ces premières heures GMT +10.

Dix heures d’avion, cinq heures de transit, et huit heures de décalage horaire plus tard, me voilà qui foule le sol yakoute !

Embarquer pour un vol Moscou-Yakoutsk à 20h début juillet, c’est l’assurance de passer une nuit blanche dans tous les sens du terme. Je m’explique : ce sont les nuits blanches dans les contrées du nord, et votre avion poursuit l’aube durant les sept heures de vol. Un spectacle d’une beauté rare !

Mais vos paupières se font lourdes et vous voudriez tout de même somnoler quelques heures, histoire d’arriver à destination frais comme un gardon. C’est sans compter un défaut  de climatisation sur votre vol qui va vous permettre de mariner à une température ambiante d’environ 30 degrés, sans exagérer (le soleil donne constamment dans votre hublot, même fermé, ça chauffe !) Trop chaud, trop soif, manque d’air, les ingrédients sont réunis pour vous faire vivre un vol inoubliable qui vous paraîtra interminable.

On consulte sa montre, on bondit sur un autre fuseau horaire en se réjouissant que la fin est proche, alors qu’il faudra encore rajouter quatre heures pour correspondre à l’heure locale de la destination et que l’on se fourvoie totalement… Quand on regarde par le hublot, la beauté du paysage qui s’offre à notre vue atténue ce désagrément.

D’après ma voisine de siège, c’est la première fois en 20 ans qu’une panne pareille arrive, donc rassurez-vous, c’est tombé sur moi mais vous pouvez voyager tranquille !

Un sommeil imperturbable du décollage à l’atterrissage.

J’ai voyagé avec la compagnie S7 (Siberian airlines) et mis à part cette infortune, aucun autre incident à déplorer : la nourriture n’est franchement pas mauvaise (juste que ce doit être la seule compagnie à servir du jus de tomate et du café avec des spaghettis sauce façon carbonnades flamandes !), on vous offre le souper et le petit-dej, on n’est pas avare sur le thé-citron et le café, on vous propose de la lecture quand vous embarquez (Kommersant et un autre journal un peu plus populaire), les horaires sont scrupuleusement respectés, un membre du personnel S7 vérifie que vous aviez bien pris votre valise avec votre carte d’embarquement, les hôtesses sont super canons (peu me chaut, mais on me l’a demandé, alors…)

Ce doit être aussi la seule compagnie à avertir après la démonstration de sécurité : Veuillez ne pas laisser traîner vos pantoufles dans le couloir et les garder sous votre siège. Je regarde donc mes voisins : tout de pantoufles chaussés ! J’étais certainement la seule à ne pas avoir prévu le coup, démasquée ! Ca m’a rappelé l’ambiance du train de nuit entre Moscou et Saint-Pétersbourg, les fameuses pantoufles, le thé à outrance, les pique-niques improvisés avec une tranche de fromage et de saucisson moscovite sur une tranche de pain Borodinski (littéralement de Borodino, pain noir aux graines de coriandre qui aurait été destiné à nourrir les troupes de Koutouzov au XIXe siècle et est très populaire aujourd’hui).

À l’arrivée, j’ai été accueillie par une pancarte « АВРОРА ЖИЛЬСОН » (Avrora Gilson) brandie par Sarguylana Egorovna, vice-directrice de l’école de Kepteni. Cette première rencontre paraissait des retrouvailles alors que nous nous voyons pour la première fois. Nous étions en contact depuis l’année dernière, on attendait donc que cette collaboration avance et se concrétise. Quel plaisir !

A la sortie de l’aéroport de Yakoutsk se dresse un serguè (un poteau d’attache des chevaux qui représente symboliquement l’arbre de la vie, j’en parlerai plus longuement dans un autre billet) qu’il saut toucher, ça porte bonheur dixit Sarguylana. Première impression : l’air est pur, sans rire, on sent vraiment une différence ! Et on est encore en ville, ça promet à la campagne !

On se dirige vers la voiture qui nous conduira au lieu où je donnerai cours dans une semaine. Je m’étonne que le volant soit à droite ; le conducteur me répond que les voitures sont toutes comme ça ici, elles proviennent d’Asie, logique ! Par contre, il n’y a pas de ceinture de sécurité, on se trouve quand même bien en Russie ! Nous voilà filant à toute allure dans des routes souffrant de nombreuses années de gel et de dégel. En passant par le centre-ville, le chauffeur me montre quelques curiosités touristiques. C’est drôle de voir en vrai ce sur quoi l’on a écrit. Je connais déjà, en théorie, le nom des rues qu’il mentionne et ce que l’on peut y voir. Mais pas encore en pratique !

Bâtiments en bois se mêlent à l’architecture moderne, ce qui donne à Yakoutsk un visage que l’on ne trouve nulle part ailleurs, du moins, je n’avais jamais vu une telle union de constructions traditionnelles et actuelles.

Ce voyage promet d’être très enrichissant !

Nouvelles

Quand le crépuscule épouse l'aurore...

Quand le crépuscule épouse l’aurore…

Bonjour à toutes et à tous !

Avant toute chose, je voudrais remercier les personnes qui se sont abonnées à mon blog et m’ont demandé si j’allais continuer. Oui oui ! C’est en cours, certains articles sont plus ou moins prêts, il ne reste plus qu’à avoir le temps de les mettre à jour et de les publier !

Je suis rentrée hier de Kepteni, un petit village au nord de Yakoutsk, où je n’avais pas accès  à Internet ! Et depuis que je suis à Yakoutsk, je visite, je visite et je visite ! (Et je me perds aussi, il faudra que je note que les arrêts de bus dans le sens du retour se trouvent dans d’autres rues que celui que vous avez pris pour aller à tel ou tel endroit, haha !)

Un bonjour tout particulier à Michel et Bernadette ! Quel plaisir de lire votre message ! La Yakoutie, bien que la plus grande république de Russie, est finalement petite, n’est-ce pas ! Je vous répondrai sous peu 🙂

Je vous laisse avec un superbe paysage de nuit blanche au bord du lac de Kepteni  en attendant d’autres billets !

A bientôt !